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La ferme de Cap del Bosc

« La ferme qui ne tient pas en place... »

Guillaume, comment es-tu arrivé au métier d'Artisan Semencier ?
Il y a 20 ans, à l'issue d'études d'agronomie conventionnelles, je me suis rendu compte que l'agriculture chimique et ses variétés hybrides et OGM, rendaient les paysans toujours plus dépendants des industries agrochimiques, semenciers conventionnels et coopératives de collecte.
J'ai donc repris des études d'agrobiologie, pour m'installer en cherchant à cultiver propre et en sauvegardant les patrimoines variétaux existants. Je suis allé me former chez des artisans semenciers en Suisse, en Allemagne, puis en France.

 

Une ferme où se côtoie une famille avec 3 enfants, un cheval, un âne, des poules, une chèvre, des chiens, un chat et des oiseaux...

Qu'est-ce que c'est pour toi le métier d'Artisan Semencier ?
Ce métier est un des piliers de l'agriculture, c'est une responsabilité mais aussi une chance de participer à perpétuer l'héritage de décennies de sélection. Notre métier est une sorte d'alchimie : il s'agit de conserver des variétés très éloignées parfois de leur espèce sauvage d'origine. Par exemple, cultiver une laitue pommée croquante provenant de son cousin le laiteron amer, est un défi à la nature chaque année renouvelé.

Comment travaillez-vous sur la ferme ?
Yasmine :
la ferme, c'est le domaine de Guillaume ! Moi, je travaille à la commercialisation dans les locaux du Biaugerme.
Guillaume : je travaille en short et en basket, tout au moins durant la belle saison !
Blague à part, je pratique des rotations d'engrais verts assez variés, pour améliorer la structure du sol, sa capacité de rétention en eau et sa souplesse au travail. Les plantes sont ainsi placées dans les meilleures conditions de manière à

donner des rendements réguliers, tout en se passant de toute prophylaxie et intrants extérieurs. Sur l'année, j'évite de laisser la terre à nue car elle s'appauvrirait alors vite.

Qu'est-ce que tu aimes dans ton métier de paysan ?
Il y a beaucoup de choses, bien sûr. Mais, travailler au calme juste avec les bruits de la nature environnante, est l'une des choses les plus agréables.

Pouvez-vous nous partager une anecdote ?Yasmine : la première fois que j'ai sorti les graines de piment, je l'ai fait à mains nues. Guillaume avait juste omis de me dire de mettre des gants. J'ai ensuite passé la nuit les mains dans une bassine pour essayer de calmer le feu ! Depuis je n'ai pas recommencé !
Guillaume : quand je roule à vélo, j'aime regarder les jardins au bord des routes. Il m'arrive de m'arrêter pour discuter avec le jardinier, et savoir comment il cultive telle ou telle variété, ce qu'il en ressort. Parfois j'apprends qu'il utilise nos graines.

Qu'est-ce qui vous plaît au Biaugerme ?
Yasmine: le groupe ! Le fait de travailler et d'être ensemble. Et puis aussi, de suivre la graine du semis à son départ chez le client.

Et demain quel nouveau projet avez-vous envie de réaliser sur votre ferme ?
J'aimerais cultiver en agro-foresterie car c'est pour moi le meilleur moyen de protéger la terre de l'érosion, d'atténuer les effets du climat qui change. J'aimerais aussi cultiver en traction animale. Je l'ai pratiqué quand j'étais petit et j'aime le contact des animaux.

 

 

Si vous deviez changer de métier vous feriez quoi ?

Guillaume : guide ou garde dans un parc national de montagne.

Yasmine : haha ! c'est un secret.