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La Ferme de Bizel

Une transmission... réussie !

 

Christian, fervent militant du monde rural nous accueille sur sa ferme en compagnie de Thibaut et Viviane qui reprennent le flambeau, disons la semence …

Racontez-nous vos parcours et votre arrivée au Biaugerme…
Christian : j'ai travaillé dans le commerce pendant 10 ans, mais je n'adhérais pas à certaines pratiques. À 37 ans j'ai repris une formation de maraîchage. À cette époque déjà, les consommateurs étaient sensibles à une alimentation de qualité. Je connaissais Christian Boué, nous avions milité ensemble contre le nucléaire en pratiquant la résistance non-violente active. L'entreprise avait besoin de nouveaux associés, je suis donc rentré en 1996.
Thibaut : j'ai une formation en économie et sociologie, mais la carrière ne me passionnait pas. J'ai travaillé un an et demi chez un maraîcher puis réalisé un BPREA. L'année dernière, Christian m'a ouvert les portes de sa ferme et du Biau Germe.
Viviane : j'ai une thèse en Histoire, et j'ai toujours été attentive aux enjeux liés à l'alimentation dans le monde, alors quand j'ai eu l'occasion de plonger dans les semences paysannes, je n'ai pas hésité longtemps !

 

Et la transmission de la ferme, comment se passe-t-elle ?
Thibaut : nous cultivons chacun notre parcelle, mais nous partageons d'autres espaces et beaucoup de matériel. Ainsi, nous avons notre indépendance et pouvons compter sur l'expérience de Christian. Christian : une personne rentre dans le métier, une personne en sort, nous étions dans deux dynamiques différentes. Cela nous a stimulé dans nos démarches personnelles et nous nous sommes fait accompagnés par l'ADEAR de Dordogne.

 

Thibaut et Viviane, comment travaillez-vous sur la ferme ?
On cultive actuellement deux hectares, tant mécaniquement, que biologiquement : avec des couverts végétaux et du fumier de vache. Cette année, on essaye le BRF sur 500 m², produit avec les haies qui entourent la ferme et qu'on continue à planter. Nous avons quelques outils de désherbage mécanique, mais le désherbage manuel reste prédominant.

Que représente pour vous le métier d'Artisan Semencier ?
Thibaut : ce métier est une passerelle qui diffuse des plantes compagnes des humains entre les membres d'une communauté, et relie les époques entre elles: nos variétés nous ont été léguées et nous les léguerons aux suivants.
Viviane : pour moi le plus important est de contribuer à maintenir la biodiversité végétale, en tant que patrimoine vivant et en même temps, de donner à nos clients l'envie de se réapproprier leur alimentation.

 

Faites-vous uniquement de la semence ?
Thibaut : dès le départ nous avons fait le choix de vivre à deux sur l'activité agricole, ce qui nous a amenés cette année à produire des légumes. Cela nous permet de découvrir nos variétés Biaugerme avec le regard d'un maraîcher qui a des exigences différentes.

Avez-vous une anecdote à nous partager sur l'une de vos variétés ?
Christian : En 1999, Sylvia Schmid fondatrice du Biau Germe est arrivée avec 60 plants de carotte rouge sang en me disant : "Tu vas prendre en charge cette variété". Ouah ! J'étais responsable d'une variété alors que je rentrais tout juste au Biaugerme ! Aujourd'hui, c'est une variété phare pour nos jardiniers et maraîchers. Cette carotte, c'est ma favorite, je suis très fier du travail accompli !

Qu'est ce qui vous plaît le plus au Biaugerme ?Viviane : la force collective qui découle de l'engagement de chacun. C'est elle qui nous permet de maîtriser le parcours des graines du semis à la vente : une belle réussite en terme d'autonomie !
Christian : la polyvalence du métier ! on est à la fois, producteur, multiplicateur et commercialisateur. Le Biaugerme est un projet collectif sans cesse en mouvement. C'est un laboratoire... un espace d'exploration sociale enthousiasmant.